Outils personnels

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / Actualités / Le 17 février 1934, le Roi Albert 1er trouvait la mort lors d’un accident tragique à Marche les Dames, nous lui avons rendu hommage

Le 17 février 1934, le Roi Albert 1er trouvait la mort lors d’un accident tragique à Marche les Dames, nous lui avons rendu hommage

 

Le lien youtube de la cérémonie : https://youtu.be/XxbN7AXWtXk

 

 

Chères chimaciennes et chimaciens,

 

Le 17 février 1934, le Roi Albert 1er – grand amateur d’escalade – trouvait la mort lors d’un accident tragique à Marche les Dames. C’est alors son fils aîné – Léopold III – qui lui succéda.

Si, aujourd’hui, nous déposons une gerbe de fleurs, en comité restreint, sécurité sanitaire oblige, au pied de la stèle du Roi Albert 1er , c’est pour commémorer la mort d’un Roi dont l’autorité, l’audace, mais aussi la simplicité et le caractère visionnaire ont marqué l’histoire de ce pays. Couronné le 23 décembre 1909, les traces qu’a laissées le troisième Roi des Belges sont encore perceptibles aujourd’hui, et comportent encore de nombreuses implications pour tous les citoyens de ce pays.

Tout d’abord – et cela lui valut le surnom de « Roi Chevalier » –, il a fait preuve d’un immense courage lorsque, le 4 août 1914, il refusa la demande adressée par les autorités allemandes qui consistait à faire passer leurs troupes à travers le territoire belge afin d’envahir le voisin français. Cette décision fut purement patriotique. Il n’était pas question de soutenir la France ou de s’opposer à l’Allemagne. Albert 1er souhaitait simplement défendre la neutralité et l’unité de la Belgique. Cela a eu pour conséquence l’entrée en guerre de notre pays. Alors que les Anglais et les Français lui proposèrent de s’exiler, sa réponse fut sans détour : « pas question, je reste ». A la tête de l’armée, il est resté auprès de ses troupes sur le front de l’Yser – qui est rapidement devenue la seule zone non occupée par l’ennemi – et s’est illustré par des capacités de commandement hors du commun.

Après la première guerre mondiale, le règne du Roi Albert 1er a aussi été marqué par la plus grande crise économique et financière qu’a connue l’Europe durant les cent dernières années. Dans les années 1930, le chômage a ainsi explosé, le taux de croissance s’est considérablement réduit, et la dette publique s’est envolée. En conséquence, c’est le nationalisme exacerbé et l’extrémisme qui ont triomphé en Belgique, et ce même après son règne. Bien que l’époque actuelle soit bien différente, ce retour à l’histoire doit nous permettre d’éviter de réitérer les erreurs du passé. C’est en effet à une nouvelle guerre que ce contexte donnait lieu à la fin des années 1930.

Honorer un de nos souverains est aussi l’occasion de se rappeler le rôle de la monarchie constitutionnelle et parlementaire.

Il est important de réaffirmer que Le Roi est en fait le symbole de l’unité et de la permanence de la nation et le modérateur de la vie politique, un rôle tout en nuance et en discrétion.

Il nous invite à préserver le ciment de la solidarité afin de garantir l’unité nationale et l’avenir de notre nation, mais aussi à inscrire notre pays à construire la solidarité européenne face aux enjeux climatiques et géopolitiques mondiaux et non à diviser les peuples et notre nation dans des nationalismes qui ne peuvent qu’apporter haine et peur de l’autre et à détruire le vivre ensemble.

Aujourd’hui, au Nord du Pays, tant la NVA que le Vlams Belang, parti d’extrême droite revendiquent la scission du pays.

Soyons vigilants et résistons face aux idées liberticides, à la xénophobie, au nationalisme exacerbé et à la montée des populismes.

Nous devons tous être acteurs de résistance et promouvoir la vigilance citoyenne et responsable afin de conserver nos valeurs de démocratie et de liberté.

La paix reste un combat de chaque instant ! Puissent les dirigeants de ce monde garder raison afin d’éviter un nouvel embrasement et garantir la dignité de chaque être humain, la liberté, la démocratie, l’ordre juridique, la paix et la prospérité d’une Europe forte et solidaire !

 

 

 

Eric Biard,

Affaires patriotiques et militaires.

Ville de Chimay

 

 

Visuel